Il y a encore beaucoup de blocages de la part de cinq états en particulier (Suède, France, Pologne, Finlande et Bulgarie) qui revendiquent une UE fondée sur des systèmes régionaux coordonnés en opposition à la centralisation prônée par Bruxelles. "Les pays craignent un avenir dans lequel des interconnexions massives seraient construites sans être alignées sur les renforcements des réseaux nationaux, ce qui laisserait des infrastructures coûteuses sous-utilisées tandis que les consommateurs en absorberaient le coût par le biais de factures d'électricité plus élevées."
La Suède est "l'un des pays de l'UE qui s'est le plus exprimé contre le projet de réseau électrique de la Commission. Récemment, Stockholm a annoncé son intention d'interrompre la construction d'un nouveau câble électrique vers le Danemark, en réponse à la proposition de la Commission d'utiliser les revenus des taxes de congestion de l'électricité pour réorganiser l'infrastructure électrique de l'Union" (Les revenus de congestion sont les gains financiers créés par la différence de prix de l’électricité entre deux zones lorsque le réseau sature). https://www.euronews.com/my-europe/2026/05/15/five-countries-push-back-against-commissions-electric-grid-plans . La Suède disposant d'une énergie hydraulique bien plus abondante dans le nord que dans le sud, elle génère donc d'importants revenus de congestion lors du transit de l'électricité à travers le pays. Le gestionnaire du réseau aurait collecté l'équivalent de 3,26 milliards de dollars de revenus de congestion en 2025...
A noter que la France insiste pour que son mix énergétique (incluant actuellement 65% de nucléaire) soit mieux reconnu et valorisé dans les trajectoires européennes.
D'autre part, des négociations ont commencé sur la réforme du marché du carbone. Des désaccords persistent entre les pays scandinaves, partisans de ce mécanisme de tarification du CO2, et des pays d'Europe centrale ainsi que l'Italie (qui estiment que ce dispositif va induire des effets défavorables pour le maintien de la compétitivité de l'industrie européenne).
De son côté, l'Allemagne défend une approche qui laisserait plus de place au biogaz et s'oppose aux objectifs de l'UE (jugés trop contraignant) pour imposer une transition rapide et uniformisée.
Les discussions continuent, dans un contexte où l'individualité de chaque état membre demande à être prise en compte. Mais tous semblent soutenir la coopération transfrontalière et reconnaissent le besoin d'infrastructures interconnectées afin de parvenir à la décarbonatation et à la sécurité énergétique 🤞